Treks et voyages

19:06, 23/08/2017, Sisimiut .. Lien
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L'Artic Circle Trail

 

Présentation du trek :

Le seul vrai trek du Groenland, un chemin de randonnée reliant en 165km Sisimiut à Kangerlussuaq. Les 16 derniers kilomètres, entre Kellyville et Kangerlussuaq, se font sur une route sans intérêt. Nous conseillons vivement de les faire en taxi. Nous conseillons de prendre le temps de faire ce trek, 7 à 9 jours nous semblent une bonne durée. L’intérêt principal de cette randonnée est l’immersion en pleine nature sauvage et le sentiment d’isolement qu’il procure; faire de longues étapes ne permet pas d’en profiter réellement. Les paysages sont assez variés : s’ils ne sont pas aussi spectaculaires et exceptionnelles que ceux offerts à Ilulisat ou autour de l’inlandis, ils restent très beaux. J’ai préféré les 3 dernières étapes à l’approche de Kangerlussuaq. Les rencontres nombreuses avec les rennes sauvages sont un véritable plaisir.

 

=> Voir une sélection de photos <=

 

Difficultés :

  • Ce trek est globalement facile, toutefois, passons en revue les différentes difficultés que peut rencontrer le randonneur :
  • La difficulté principale relève de l’isolement et donc de l’autonomie totale qu’il nécessite. Il n’y a aucun ravitaillement possible ni solution pour raccourcir le trek. Celles et ceux qui ne sont pas habitués à être en pleine nature, loin de tout, peuvent trouver cela inquiétant. Pour nous, c’est pourtant un des grands atouts du trek.
  • Le dénivelé positif de la randonnée est faible.
  • Le poids du sac, corollaire de l’isolement peut paraître un obstacle. Toutefois, en cuisant à tous les repas des céréales, il reste très raisonnable. Pour 8 jours de nourriture, nous portions environ 3.5kg de nourriture chacun, gaz compris. Ainsi, au début de la randonnée, nos sacs pesaient 15 kilos en moyenne et moins de 12 à la fin. Le poisson séché (morue et amassat) et les légumes déshydratés, accompagnés de divers épices et sels permettent des repas variés. En dessert, un peu de cannelle, poudre de cacao noir et de sucre peuvent être mélangés avec les céréales. Il est aussi possible de pêcher sur le trek, bien que dans notre cas, cela ne fut pas très fructueux (un brochet péché), cueillir quelques myrtilles et divers herbes ainsi que des champignons. Il reste souvent du gaz et parfois de la nourriture dans les cabanes. Toutefois, il ne faut pas compter dessus et certains produits sont là depuis des années.
  • L’hébergement se fait en tente. Le camping sauvage est évidement autorisé partout et le terrain (endroits plats et présence d’eau) permettent de camper à de nombreux endroits. Ainsi, vous pourrez adapter la longueur de vos étapes à votre goût. Malgré la présence de cabanes, il nous semble indispensable de prendre une tente. Déjà parce que c’est plus joli et agréable (les cabanes sont parfois sales et exiguës), mais surtout pour éviter de se retrouver bloqués : certaines cabanes ne permettent d’accueillir que 2 ou 4 personnes. Sachant qu’entre 15 et 20 personnes y passant chaque jour, miser dessus est très risqué
  • Si la météo est souvent clémente, le mauvais temps n’est pas exclu. 
  • La plupart du temps, aucun gué ne pose problème.
  • L’orientation est relativement facile : le chemin est tracé et marqué de demi-rond rouge. Toutefois, à certains endroits on le perd, et une fois perdu, il est difficile de le retrouver. Pour ne pas se tromper de vallée, nous recommandons le topo du guide Ciceron. Voir plus loins « cartes et topos ».
  • Le feu a empêché des gens de réaliser ce trek lors des étés 2016 et 2017. Toutefois, les deux années nous l’avons passé sans problème. C’est un feu de toundra, latent et sans flamme, mais dégageant de la fumée. Il faut aller voir par soi-même et ne pas écouter ce que disent les gens. Parfois, il suffit d’attendre quelques heures pour que le vent tourne et emmène le feu de l’autre côté.
  • Il n’y a quasiment jamais du réseau pour les téléphones portables.
  • Aucun permis, autorisation ou enregistrement n’est nécessaire pour faire ce trek.

 

Quand réaliser ce trek ?

  • Il est possible de réaliser ce trek de mi-juin à fin septembre. Toutefois, il peut rester de la neige vers Sisimiut en début de saison. En juin et juillet, le risque d’avoir de très nombreux moustiques est grand Bien qu’il existe des années avec et des années sans ces insectes, plus on avance dans la saison, moins ils sont nombreux. Dans tous le cas, prenez un filet pour vous protéger la tête. Ils peuvent réellement vous gâcher le trek. Le mois de septembre est froid et les premières neiges sont possibles. Ainsi, août se révèle le mois idéal. Un sac 0 confort/-5°C limite me paraît être le minimum. Pour un départ en septembre, un plus chaud est préférable.

Fréquentation et sens de la randonnée:

Le trek est relativement fréquenté : 1300 personnes en 2015. Nous avons rencontré entre 15 et 20 personnes par jour. 90% des gens choisissent de partir de Kangerlussuaq pour relier Sisimiut. Il n’y a pourtant aucune raison évidente, nous conseillons même de faire l’inverse. Ceci pour 3 raisons : vous aurez plus de chance de trouver un canoé pour traverser le grand lac en faisant dans le sens inverse de l’écrasante majorité des gens (cela évite 20km de marche, c’est sympa… pour celles et ceux qui aiment le canoé…). De plus, il est plus facile de trouver du gaz et plus de choix de nourriture à Sisimiut. Enfin, le brouillard parfois présent à Sisimiut empêche les avions de partir, et les vols peuvent être retardés voir annulés pendant plusieurs jours. Nous avons rencontré des gens attendant depuis 4 jours un vol. En finissant à Sisimiut, vous avez plus de risque de louper votre vol international en cas de retard sur le vol interne.

 

Cartes et topos :

  • Le guide topo de Ciceron, en anglais, est très bien fait, bien que datant un peu. On y trouve la description des étapes ainsi que des cartes. Il est possible, selon nous, de partir uniquement avec cela. Il est disponible en version papier ou ebook.
  • Une carte au 250:000 est vendue pour 120 DKK environ. Sympa pour planifier ces étapes et voir son avancée. Pas très utile sur le terrain. On la trouve notamment à la boutique souvenir de l’aéroport de Kangerlussuaq ou au bureau de World of Greenland à Ilulissat voire en Islande chez Eymundsson et Mal og Menning à Reykjavik. Nous ne l’avons pas cherchée à Sisimiut. 
  • Des cartes au 100:000 existent. Il en faut 3 pour couvrir l’entièreté du trek. Disponibles au bureau de World of Greenland à Ilulissat, je ne les ai ni vues, mais pas cherchées non plus, à Kangerlussuaq et Sisimiut. Elles me semblent superflues à moins de ne pas avoir acheté le guide Ciceron. 

 

Trace GPS : Sympa d’avoir une trace GPS, mais on peut tout à fait s’en passer. La trace suivante inclus également la marche de 37km de Kangerlussuaq au point 660 de l'Inlandis : => Trace GPS Wikiloc <=

 

Taxi pour éviter la dernière étape :

  • 440 DKK (taxi avec compteur) pour les 16km sur la route asphaltée, sans aucun intérêt, entre Kellyville et Kangerlussuaq. Même prix que vous soyez 1 ou 4. Un numéro de téléphone est inscrit sur une pancarte à l’arrivée… et il y a du réseau. Toutefois, je conseille de demander à Adam, un guide local très connu dans la région, propose le trajet pour 300 DKK et peut prendre jusqu’à 5 personnes. Il répond rapidement au SMS (écrire en anglais) : +299 531 661.

 








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