Treks et voyages

Une boucle dans le massif de Kerlingarfjöll

  

Description et informations pratiques : 

Le massif de Kerlingarfjöll est un endroit somptueux, situé au centre du pays, au sud de l'immense glacier du Hofsjökull, le long de la piste de la Kjölur (F35), il offre de nombreuses possibilités de randonnées en pleine nature. Un peu à l'écart des sentiers battus, en raison de sa relative difficulté d'accès. Les "montagnes des sorcières" présentent des montagnes de nombreuses couleurs, des rivières d'eau chaude, de fumerolles et des neiges éternelles. Tout simplement sublime !

 

Comment y aller ?

Il est possible d'y aller en bus. En voiture, les loueurs obligent d'avoir 4x4. C'est certes mieux, mais pas indispensable. La route de la Kjolür se parcours facilement en voiture normale : la partie de Geysir à Hveravellir est un peu plus difficile, la deuxième partie en direction de Varmahlid est une piste en très bon état. En quittant la F35 pour aller en direction de Kerlingarfjöll, il peut y avoir des grosses flaques d'eau à traverser, mais ça passe généralement. Si, comme moi, vous ne voulez pas partir du refuge et du camping de Kerlingarfjöll, vous pouvez continuer la route jusqu'à la vallée géothermique. Cette partie de route est plus difficile. Par temps sec, il est également possible d'y aller avec une voiture normale pour autant qu'elle soit relativement haute. Après une journée de pluie, la raideur de certaines pentes peut rendre cette partie du trajet impraticable. Prudence donc, il serait bête de rester coincé là-bas !

 

Où dormir ?

Il est possible de dormir dans le refuge de Kerlingarfjöll, la capacité d'hévergement est de 28 personnes. Possiblité également de dormir en "sleeping bag". Vous trouverez des informations complémentaires et les tarifs sur le site officiel (voir ci-dessous). Sinon, il y a un camping juste à côté.

Sur ce site vous trouverez de nombreuses informations sur la région de Kerlingarfjöll : 

Site de Kerlingarfjöll  : les chemins de randonnées , une carte, les prix et informations sur l'hébergement.

 

 

Pour le trek, le camping sauvage est la meilleure solution. Les cabanes étant à l'extérieur du massif, elles sont moins bien situé.

 

Où randonner ?

Il y a de nombreux chemins de randonnées, depuis 2008 de plus en plus sont marqués par des bâton peint en rouge. Mieux vaut choisir un chemin qui passent par le centre, au milieu des montagnes; les paysages sont plus beau et l'activité géothermique plus forte. Le chemin qui fait tout le tour du massif est trop monotone à mon goût. Il a cependant l'avantage d'être mieux aménagé et de comporter des cabanes. Tous les itinéraires sont disponibles sur le site de Kerlingarfjoll (voir ci-dessus).

Pour ma part, j'ai choisi de quitter les chemins balisés et de faire mon propre itinéraire à travers le massif. Je me suis quelques fois égaré, mais j'ai toujours fini par retrouver mon chemin grâce à une bonne carte, une boussole, un bon sens de l'orientation et surtout un temps dégagés !

 

Trajet parcourus dans notre trek hors des sentiers battus :  

 

Attention : cette année et dans cette région, il y avait spécialement peu de neige; ainsi certains passages emprunté cet été 2011 ne sont pas toujours praticables. 

 

Description des étapes :  

 

17/07/2011 : Jour 1, 3h30

Comme dit plus haut, pour éviter la première partie de la randonnée qui est plus fréquentée, il me semble préférable de continuer la route jusqu'à la vallée géothermique plutôt que de partir du refuge. Les alentours de la piste sont très beaux.

Le trek commence ici, là où la piste s'arrête (point noir sur la carte ci-dessus). Le chemin descendant vers la rivière est très escarpé, la colline en face fume de partout. Il y a quand même pas mal de monde par ici puisque c'est le meilleur point pour se baigner dans la rivière d'eau chaude. Je suis le chemin qui part à gauche, il traverse d'épaisses fumées et suit une petite crête. Le chemin est assez bien indiqué pendant près de deux heures. Puis, à l'endroit où il repart en direction de la vallée de départ, je le quitte et m'engage dans une petite vallée où coule une rivière. A un moment, cette rivière d'eau froide rejoins une source d'eau bouillante : on voit des bulles éclater à la surface. A partir de ce point, l'eau se réchauffe et on peut s'y baigner. Toutefois, ce n'est pas très agréable en raison du faible débit. Un peu plus loin, on arrive sur un grand plateau : on marche sur des ardoises, on a l'impression de casser de la vaisselle à chaque pas. Ensuite, on peut quitter le plateau pour atteindre un col jonché d'obsidiennes. Le grand neivé qui restait cette année a rendu la progression plus lente. Arrivé au col, il est temps d'établir le campement. Le vent soufflant un peu, je construis un mur de protection, les pierres plates étant idéal pour ce travail.

 

 

La route menant au deuxième point de départ 

 

 

  

 

  

 

18/07/2011 : Jour 2, 4h30 (+0h45 pour le Gyfli)

La première partie du chemin est désagréable car il faut longer en dévers la montagne de gauche, les pierres glissent sous les pieds et rendent la progression lente. Je rejoins ensuite le chemin balisé qui fait le tour du massif et le suit jusqu'à la cabane du pied du Klakkur. Je pic-nique à cet endroit même si il est encore tôt. Je peine à trouver le chemin principal, mais fini par y arriver. Je quitte ce dernier un peu plus loin, après avoir traversé deux rivières à gué. J'établis mon campement dans une pleine, au pied du Gylfi. Je dois déplacer des pierres et aplanir le mieux possible pour mettre ma tente. Je n’ai trouvé que peu d'endroit propice, cela fait un moment que je n'ai plus croisé d'endroits plats, les rivières étaient aussi rare. Puis, en fin de journée, je gravis ce sommet de 1192m. La vue y est spectaculaire. Un grand neivé permet de redescendre jusqu'en bas de la pleine en se laissant glisser en mode ski ! 

 

 

 

 

 

19/07/2011 : Jour 3, 3h45

Ce matin, je pensais devoir traverser les neiges éternelles indiquées sur la carte, mais le réchauffement climatique a eut raison de cette partie du glacier. Ainsi, j'ai pu passer sans grande difficulté de l'autre côté de la crête. Par la suite, je me suis retrouvé coincé par une faille que j'ai dû longer jusqu'au moment où j'ai pu traverser et atteindre une grande pleine plate. Ensuite, une vallée volcanique extraordinaire s'est offerte à moi. Le tout sans voir personne et sans suivre un chemin. Cette partie du trek fut un peu “paumatoire”; je ne savais pas trop où j'étais par moment, mais j'ai fini par réussir à me repérer et tomber avec, il faut bien le dire, un peu de chance sur un chemin. Se repérer dans Kerlingarfjöll est plus dur qu'on le pense ! La récompense de ma témérité fut cette vallée fumante de partout avec sa rivière d'eau chaude, et surtout rien que pour moi ! Je suis la rivière depuis les hauteurs et continue jusqu'à regagner le point de départ de mon trek improvisé. Je remonte en direction du parking et campe un peu plus loin. Ce fut l'une des plus belles journées du voyage !

 

 

 

 

 

 

  

20/07/2011 : Jour 4, 1h30

Je décide de continuer par le chemin que j'ai évité à l'aller en montant en voiture jusqu'au bout de la route. Je redescends ainsi jusqu'au "village" de Kerlingarfjoll. Cette partie est loin d'être moche, mais il y a plus du monde et après la beauté des paysages que j'ai vu, il est difficile d'apprécier pleinement ceux-là !






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