Treks et voyages

Strandir et Hornstrandir
Un trek dans la fameuse main de l'Islande... plus sauvage et sans prendre le bateau que les classiques !
 
Description rapide du trek :
Un trek très sauvage : aucun doute là-dessus. En l'effectuant du 30 août au 7 septembre 2016, nous (Benjamin et moi) étions hors-saison : maisons d'été inoccupées et pas de bateau pour les trekkeurs dans leurs Hornstrandir. Nous n'avons rencontré absolument aucun autre être humain pendant ces neuf jours de marche ! Peut-être pas les plus beaux paysages du monde, mais une sensation de proximité à la nature impressionnante. Que ce soit les renards polaires ou les phoques, ils viendront à votre rencontre, nullement effrayés. Aucun hébergement; tout ce fait en camping sauvage. Un peu plus fréquenté, le Hornstrandir est desservi en juillet-août par des bateaux. Notre itinéraire ne reste qu'un seul jour dans cette zone. Les trois premiers jours sont les plus isolés : aucun chemin et pas de réseau téléphonique. La redescente en 5 jours de la côte du Strandir est moins difficile, malgré d'impresionnant gués à traverser : la plupart du temps vous marcherez sur un chemin et vous croiserez quelques maisons d'été. Par contre, en effectuant ce trek fin août/début septembre, elles seront toutes inhabitées et le chemin sera désert. Bref, c'est un trek difficile et il faut de l'expérience en randonnée pour s'y lancer. On le répète les difficultés sont nombreuses : orientation hors sentier, passages un peu techniques/raides, savoir tracer son chemin à vu, traverser des marrais innondés et marché toute la journée avec les pieds trempés, n'avoir "aucune sortie de secours", très peu de réseau téléphonique, un potentiel de mauvais temps élevé et gués gelés difficiles à passer (rien à voir avec les gués faciles du Laugavegur), aucun ravitaillement évidement (mais de l'eau pure partout par contre),
 
Carte : C'est => celle çi au 100'000ème <=
 
Trace GPS : => Télécharger sur Wikiloc <=
 
Matériel :
Il pleut souvent dans cette région, il faut donc être très bien équipé contre la pluie. Consulter le site de la météo islandaise. Certaines zones peuvent très venteuses. Toutefos, avons eu peu de vent hormis le premier jour. Optez pour une tente 3 saisons, c'est le meilleur compromis. Je recommande l'Atom 2 de Ferrino. Je l'ai acheté sur le site de Baroudeur Altitude : très sérieux, bons conseils, le site le moins cher que j'ai trouvé, expéditions rapide. Cette tente est autoportante, très pratique, et résiste aussi bien au vent qu'à la pluie. Son poids (2.0kg) est tout à fait correct... puis elle est jolie, parfaite pour les photos !
 
Quand y aller ?
Juillet-Août si vous souhaitez bénéficier des bateaux. Septembre si vous voulez faire le même trek que nous et ne voir personne. J'imagine que juin est trop tôt : cols encore enneigés et gués infranchissable avec la fonte des neiges.
 
Comment y aller ?
En stop, il n'y a pas de bus ! Pour faire plus court, l'été il y a un service de bateau pour différent points dans le Hornstrandir depuis Isafjordur mais très onéreux (70 à 80€ la place et par trajet). En stop, facile sur la 61 entre Holmavik et Isafjördur. ça se complique ensuite, 39km sur une piste de terre qui ne dessert que quelques maisons. A 30km, le point de départ d'une balade que certains touristes font pour s'approcher du glacier est un objectif raisonnable : il y a un peu de passage (pour donner un ordre de grandeur, je dirais un véhicule par heure). Par contre, les 9 derniers relève de l'exploit. Vous pourrez les faire sur la route à pied ou en coupant dans la montagne, le long du glacier. A l'autre bout du trek, il y a trois fermes quelques kilomètres avant la fin de la route, juste avant un gué... l'été, vous pourrez éventuellement comptez sur le stop en s'armant de patience. Dès fin août, cela relève du miracle... prévoyez un jour de plus, comme nous l'avons fait, pour marcher 20km jusqu'à rejoindre la route entre Holmavik et Nordurfjordür. Nous n'avons vu aucune voiture sur ce trajet et aucune maison habitée. Ensuite, un peu plus de passage sur cette côte, mais les voitures restent rares.
 
Récapitulatif de nos étapes :
Le temps marche correspond au notre : chargé, mais d'un bon rythme. Il ne compte pas les pauses (temps de marche effectif). 

 
 
Description de nos étapes :
 
Jour 1 : Si possible, aller au bout de la route. Du pont, prendre la piste de terre à droite. Après 100 à 200 mètres, monter à peu près tout droit dans les hautes herbes. Pénible. On retrouve les cairns plus haut mais il n'y a pas de chemin clair. Au début, se repérer aux poteaux d'une ancienne ligne téléphonique. Suivre les cairns de grandes tailles mais très espacés. Cela peut être problématique par faible visilibité. Grand plateau très exposé au vent. Univers rocailleux et neivés persistants toute l'année. De l'autre côté, courte descende raide mais ça passe bien partout. Assez marécageux ensuite. A la fin, couper en tirant sur la droite jusqu'à retrouver un bon chemin juste au-dessus du niveau de la mer. Une petite avancée de terre dans le fjord permet de camper au bord de l'eau. Petite rivière venant de la droite mais eaux très terreuse. Mieux vaut aller en chercher ailleurs, il y a d'autres cours d'eau à proximité. Suivant le niveau de la marrée, cette bande de terre se situe à peu près où se jettent le delta de la rivière dans la mer. Pensez à ne pas vous mettre trop près de l'eau si la marée monte ou si des vagues déferlent (mais ça a l'air asez calme dans ce fjord).
 
Jour 2 : Traverser les nombreux gués du delta de cette rivière descendant tout droit du glacier. Glacial. Rien à avoir avec ceux du Laugavegur. C'est long en plus; il faut en enchainer plusieurs. J'ai perdu la motricité de mon pied pendant quelques minutes tellement c'était violent. Zigzaguer et chercher le meilleur itinéraire quitte à remonter un peu. A la fin, viser la maison que l'on voit car un pont permet de franchir la dernière rivère. Remonter une bosse pour arriver sur le fjord, en passant devant des maisons abandonées. Suivez la plage où vivent quelques phoques. Progression assez peu efficace le long du fjord dès que le chemin disparaît. A marrée basse, on peut marcher sur la plage. Une rivière facile à traverser. On passe devant un refuge d'urgence. Puis, traverser une rivière au pied d'une jolie cascade sans enlever les chaussures (suivant le débit). Prendre ensuite un petit chemin. Comme avant : choix entre plage ou hautes herbes. Nouvelle traversée de gué. Continuer le long du fjord jusqu'à atteindre deux gros rochers facilement reconnaissable. Monter vers les rivières. Avant le premier "mur", traverser facilement la rivière et monter par la gauche (donc en laissant la cascade à votre droite). Plusieurs petits spots proprice à planter sa tente.
 
Jour 3 : Tirer un peu seul la gauche pour atteindre le col. Au début, descente facile puis cela devient très raide. Bâtons de marche indispensabes. Au fond du fjord, traverser une rivière sans avoir besoin d'enlever les chaussures. Même à marée basse, on ne peut pas suivre la côte. Tirer donc à flanc de coteaux dans un pré raide. Avancer prudement ici, c'est exposé. Ensuite à marée basse ou moyenne, ça passe très bien au bord de la mer. Colonies de phoques. Le deuxième pointillé rouge sur la carte ne passe pas à marée haute (trop profond et falaises incontournables). A marée basse ou moyenne, passer les pieds dans la mer puis remonter un petit couloir de deux mètres où on pose les mains. Ensuite, ça passe aisément jusqu'à Rangali. Monter en laissant la rivière à votre gauche. Présence de neivé même en septembre.La dernière partie du col (100m) est raide. Belle vue depuis le col. Descente facile de l'autre côt. Nous avons campé sur un des derniers plateaux avec une velle vue sur le delta et la pointe de l'Horn.
 
Jour 4 : Descendre rive droite de la rivière, mais au moins à 100m, siur des pentes herbeuses raides (près de la rivière, ce sont des falaises infranchissables). Longer les marrais. Faire des réserves d'eau, sur la corne c'est le seul endroit du trek où il en manque. Atteindre la plage où un sentier clair suit la rive. Passage à marrée haute qui semble difficile s'il y a des vagues. Il y a peu d'espace entre la mer et les falaises. Passer devant des maisons. Continuer le long du fjord. Le sentier monte en diagonale jusqu'à un plateau. Ensuite, reprise de la montée jusqu'au point le plus haut, jusuq'au bout de la corne. On met ensuite cap au Sud ! Légère redescente puis bon chemin pour passer un col (escalier de terre). Ensuite, tirer à gauche vers le lac. Un chemin bien visible par du lac. Arriver au col, continuer à monter un peu sur la gauche. Passages de rochers, mais pas très difficle. Quitter ensuite le chemin qui va au sommet pour marcher sur le plateau herbeux en évitant de perdre trop de hauteur. On remonte encore un petit col. Puis, le phare est à vue. Descente sur ce bon sentier côtier jusqu'au phare. On retrouve enfin une rivière. Bon terrain plat pour camper.
 
Jour 5 : Après avoir passé le phare, bon chemin de montée efficace puis descente jusqu'à une rivière que l'on traverse sans enlever les chaussures. Peu après, un camping, enfin juste des toilettes sèches et une rivière à proximité. Série de montées et descentes jusqu'à la rivière de Smidjuvik. Chemin toujours évident et avec des caïrns. Redescente sur la baie de Smidihan, très marrécagaux et traversée de rivière à gué donc autant mettre vos chaussures d'eau avant les marrécages pour garder les chaussures de marche sèches. Rivière large, peu de courrant, peu profond mais aucun caillou pour traverser. Belle remontée de 365 mètres toujours sur un chemin clair. Puis redescente en tirant sur la gauche jusqu'à une plage. Chemin herbeux en rerrait. Au millieu de l'anse, on dit à nouveau déchausser pour passer une rivière. Finir à pied nu sur la plage et camper quelque part sur l'herbe juste après.
 
Jour 6 : Passer devant une maison au bout de la plage. Ensuite, le chemin se perd trop facilement dès que l'on traverse les petites plages de galets. Le "low tide crossing" annoncé par la cartenous semble passer même à marée haute. Cabane de secours et camping au bout. Traverser une rivièr, encore à gué, derrière une grande maison. Puis, zone de marrécages. Jolie montée mais chemin pas assez raide à notre goût. Même constat pour la descente. On a ensuite de la peine à traverser la rivère : elle semble anormalement haute (débordant dans les prés). Ensuite, petite colline et descente qui s'étire longtemps jusqu'au village de Reykjafjördur. Petite dizaine de maisons et une psicine d'eau chaude gratuites, avec des douches bien entendu. Parfait ! Etape un peu plus courte pour en profiter.
 
Jour 7 : La sortie du villag est compliquée : marrécages puis grosse rivière à traverser. On avait de l'eau jusqu'au calçon... Très froide et pas mal de courrant. On se demande si cela passe quand il y a plus d'eau à la fonte des neiges. Ensuite, encore des marrécages, puis montée par un bon chein. Cela s'étire beaucoup sur le haut. Moins de caïrns mais chemin logique malgré le manque de marquage. Descente raide sans chemin mais ça passe partout. A nouveau une traversée de rivière problématique. Prendre le temps de bien choisir l'endroit où traverser. Longer le fjord par un enstier qui passe au bord de mer. A la fin deux solutions : en-dessus ou en-dessous de la barre rocheuse. Puis, on rejoins la côte et on marche jusqu'au troisième gué de la journée. Moins difficile mais toujours beaucoup de débit. Progression rapide ensuite jusuq'à une rivière grâce à des sillons laissés par un 4x4. Il y a un pont pour passer cette rivière. Etonnant car c'est la plus petite des quatre de la journée. Quelques maisons occupés uniquement l'été puis avancer encore 45 minutes jusq'à croiser une rivière. Camper juste après.
 
Jour 8+9 : Deux options passer par le premier col ou s'approcher des pyramides en faisant le tour (4-5 km de plus mais moins de dénivelée. Col bien marqué et traversée à gué de la rivière pas trop difficile. Puis longer la côte : chemin permettant de marcher vite mais toujours beaucoup de marrécages.La rivière suivante se traverse par un pont mais il est difficle à trouver. Longer encore la côte et on retrouve peu à peu la civilsation avec la présence de moutons. Derneir pont et juste après la psite 4x4 commence. Camper quelques part sur la suite de l'itinéraire, nous avons fait une étape de 32km, donc nous ne recommandons pr forcément de nous imiter. Gros gué à traversé juste avant les maisons. Ne pas traverser au même endroit que les voitures : remotner quelques dizaines de mètres et passer là où il y a des rapides car c'est très peu profond. Après avoir passé le hameaux avec ces trois maisons, les chances de stop augmente un peu, mais elle reste proche de zéro au mois de septembre. Continuer jusqu'à une rivière d'où partent des poteaux de bois marquand le chemin menant au col. Ce point se situe juste au bout de la plage de sable noir. Montée facile mais attention à bien purifier l'eau : il y a plein de moutons. Suivre aisément les piquets. Descente assez raide mais pas de problème. Ensuite, sur la piste. On a fait le tour du fjord : aucune voiture et aucune maison habitée. Il fallait se rendre à l'évidence : nous devions contineur jusqu'à la jonction avec la route entre Holmavik et Nordurfjordür pour trouver une voiture. On campe dans un village de maison d'été vide avec une usine/entrepruse abandonnée depuis près d'un demi-siècle. Sinistre à souhait. Panneaux explicatifs malheureusement qu'en Islandais. heureusement, quelques photos d'époques pour comprendre. Continuer sur la piste qui remonte une dernière fois. On atteind la jonction. Pour augmenter ces chanegs de trouver une voiture, marcher encore 3-4km sur la grande piste pour se mettre à la sortie d'un village.
 
Quelques photos :
 

 


 

 


 

 

 

 

 

 

 

 






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