Treks et voyages

Tour de l'Illampu
 
Description rapide du trek : Magnifique trek dans la Cordillère Royale s'effectuant classiquement en 8 jours. "Classiquement" est un bien grand mot : en réalité, même si ce tour est présenté comme la plus belle randonnée de Bolivie, il n'y a presque personne ! Il s'agit d'un parcours difficile et réservé aux marcheurs expérimentés : pratiquement pas de ravitaillement, donc un sac alourdi par le poids de plusieurs jours de nourriture, gros dénivelés, le danger des chiens de bergers, l'isolement, altitude élevé, aucun balisage évidement mais surtout : peu de sentier; on marche souvent à vue et souvent dans des pierriers ou dans des hautes herbes. La vitesse de marche n'est donc pas bien rapide. Vous serez récompensé par des paysages de haute montagne magnifique, de belles vues du le lac Titicaca, des bivouacs dans des endroits inoubliables, de superbes roches rouges, un ciel le plus souvent bleu et tout ça pour vous tous seul !  
 
Les + et les - du trek :
+ Calme et tranquilité : ce trek est très peu fréquenté
+ Pleins de spots de bivouacs magnifiques
+ Un temps souvent ensoleillé
+ Facile d'accès et ne nécessitant aucun permis/taxe
+ Le détour immanquable à la Laguna Glaciar, exceptionnel !
- Trop souvent au fond de vallée, vue sur les glaciers un peu trop rare à mon goût
- Acceuil très moyen des Bolviens - Le problème des chiens de bergers aggressifs. 
- Presque pas de chemin de rando : soit on marche sur des pistes carrossables, soit hors-sentier dans des terrains éprouvants.
 
Carte et trace GPS : Le club alpin autrichien a édité une très bonne carte de la région au 1:50'000ème. Toutefois, une petite partie du parcours se situe hors carte, mais ce n'est pas trop gênant car il ne s'agit pas de la partie où l'orientation est la plus compliquée. Achetez là impérativement avant de partir : introuvable à Sorata (même au bureau des guides !) et à mon avis également impossible à acquérir à La Paz.
Télécharger => ma trace GPS sur Wikiloc <=
 

 
 
Conditions météos et matériel : Le trek est faisable pendant l'hiver australe, de mai à août. Le temps y est alors souvent stable : peu de précipitation et peu de vent. Toutefois, il arrive quand même que des précipitations importantes touchent le massif et elles seront sous forme de neige en altitude. D'ailleurs, les nuits sont glaciales en altitude (-15° n'a rien d'anormal pour les bivouacs les plus hauts). Un très bon sac de couchage est donc absolument indispensable. Une bonne tente est aussi nécessaire. Une 4 saisons me parait toutefois trop lourd et pas nécessaire. Optez donc pour une tente 3 saisons; selon moi, c'est le meilleur compromis. Je recommande l'Atom 2 de Ferrino. Je l'ai acheté sur le site de Baroudeur Altitude : très sérieux, bons conseils, le site le moins cher que j'ai trouvé, expéditions rapide. Cette tente est autoportante, très pratique, et résiste aussi bien au vent qu'à la pluie. Son poids (2.0kg) est tout à fait correct... puis elle est jolie, parfaite pour les photos !  
 
Hébergement et ravitaillement :
Pas le choix, le trek ne se fait qu'avec une tente. Une petite épicerie à Cocoyo, le deuxième jour, permet d'acheter quelques produits. Vous devrez donc être quasiment en autonomie total pour ce trek. Evidemment, on peut louer les services d'un muletier, mais comme c'est quelque chose que j'espère ne jamais devoir faire, je n'ai aucune information à vous fournir sur ce point.  A Sorata, il y a un marché et des petites épiceries mais on ne trouve pas tout : il faut faire ces courses à La Pazou à Copacabana (pas de supermarchés mais des épiceries et un marché avec plus de choix qu'à Sorata). Par contre, on trouve du pain frais, du fromage et des légumes ainsi que de nombreux restaurants et des hôtels à Sorata. On trouve uniquement (mais facilement) du gaz à La Paz dans les magasins de sport de la rue Illampu. Bouteille de la marque chilienne Doite, avec le pas-de-vis compatible avec tous les système de type Primus, mais hors-de-prix : 75 BOB la grande bouteille.
 
Accès :
Le point de départ et d'arrivée, Sorata, est facile d'accès en transport publique. Depuis La Paz, des collectivos pour Sorata partent à peu près toutes les heures depuis le cimetières. Depuis Copacabana, il n'y a pas de service direct (malgré ce que dit le Lonely Planet). Il faut donc changer à Huarina. Le problème est que les collectivos arrivent souvent plein de La Paz. Tentez donc votre chance en stop si jamais, au moins jusqu'au prochain village où d'autres collectivos partent depuis là pour Sorata.    
 
Récapitulatif de mes étapes :
J'ai effectué ce trek du 9 au 14 juillet 2016, seul, et comme souvent quand je marche seul, mes étapes sont longues. En ne regardant que les chiffres, le dénivelé et les kilomètres, mes étapes ne paraissent pas si longues mais la difficulté du terrain les rend bien plus dures qu'il n'y parait. 6 jours est vraiment un minimum pour un bon marcheur. Habituellement, on compte plutôt 7 jours (+1 si on va à la Laguna Glaciar).
Le temps marche correspond au miens : chargé, mais d'un bon rythme. Il ne compte pas les pauses (temps de marche effectif).
 
 
 
Description de mes étapes : 
Jour 1 : Longue journée de montée. Si vous ne vous sentez pas de faire plus de 2000m de dénivelé positif, vous pouvez dormir juste au-dessus du village de Lackathiya (camp possible dans le tableau ci-dessus). Du coup, cela décale toute les étapes. Je conseillerais de camper au pied du paso Abra Ckorahuasi, joli spot de bivouac juste après Ecia Utjana Pampa, la deuxième nuit et ainsi rattraper mes étapes pour la troisième nuit. Ne manquez pas de camper au lac Carizal la quatrième nuit, car ce bivouac est incroyable. Ainsi, vous ferrez le trek en 7 jours, cela semble plus raisonnable que mes étapes. Cela donne donc les étapes suivantes : J1.Sorata-Camp Possible (3h30, 12km, D+1330), J2->Juste après Ecia Ujana Pampa (5h30,17km, D+800), -> Camp 2 (5h30, 17km, D+1330).
La sortie de Sorata est un peu compliquée. Il faut viser Exdha Jumco, Ecia Phatata puis Ecia Quilambaya. La route s'arrête dans ce dernier village. Long flanc de coteaux jusqu'au Rio Lackathia. Suivre le cours d'eau asséché pendant 5 minutes, ensuite, l'eau réapparait (en tout cas lors de mon passage) et on le quitte pour un chemin sur la droite à 3600m. Puis, on remonte jusqu'au petit village, assez étalé, de Lackathiya. Traverser la rivière par un petit pont près d'un terrain de foot. Passer à gauche de la colline qui sépare le vallon en deux, donc ne pas passer par la vallée derrière le terrain de foot. Traverser une première piste, continuer à monter tout trop jusqu'à rejoindre une seconde piste. La suivre. Beau plateau pour camper (camp possible  dans le tableau ci-dessus) avec vue sur l'Illampu qui avait disparu derrière une colline. Attention totuefois, ce spot n'est pas idéal en raison des herbes très coupantes : gare à votre dessous de tente et votre metelas ! Bon tapis de sol nécessaire. Si ça ne convient pas, il est aussi possible de camper au village mais vous serez moins tranquille.Beaucoup de moutons dans les deux cas, bien filtrer son eau (à cette altitude, bouillir n'est pas efficace).
Ensuite, on quitte la piste tout de suite après alors qu'elle tourne vers la droite, on prend tout droit. Chemin parfois peu marqué jusqu'au col. Quelques caïrns. Montée raide par endroit. Belle vue depuis le col. 
Entamer la descente. On retrouve de l'eau assez rapidement. Lorsque la vallée se rétrécisse, prendre le chemin sur la droite à flanc de coteaux. Légère descente. J'ai coupé plus haut pour échaper au nuages venant du bas de la vallée et je suis remonté dans la première vallée pour camper près d'un lac. C'est un détour donc pas forcément nécessaire étant donné la longueur de l'étape... mais dans mon cas, cela m'a éviter une fin d'après-midi dans le brouillard !
 
Jour 2 :
Suivre la piste qui redescend dans la vallée : cela ne sert à rien de marcher en dévers car on doit de toute façon redescendre au point 3830m. Quelques bergeries, pas toutes habitées. Petit pont pour traverser la rivière. Belle vue sur un imposant sommet enneigé. Bon spot de bivouac si vous avez optez pour diviser en trois les deux premières étapes.
Prendre le vallon à gauche en regardant la montagne. Bon chemin jusqu'à un replat près d'une bergerie. Monter en laissant la rivière sur votre droite. La montée est facile jusqu'au paso Abra Ckarahuasi. Descendre avec la rivière qui coule à votre gauche. Ne pas manquer le chemin qui part à droite vers 3900m, sinon vous plongeriez dans la cascade ! Le chemin devient alors meilleur et descend dans une grande plaine où coule un rivière importante. Une demi-heure de marche jusqu'à Cocoyo environ. Jolie vue en se retournant. Une épicerie, pas de restaurant ni de guest-house. Prix très raisonnable, à pleine plus cher qu'à Sorata. 
Ensuite, suivre une piste carrossable en fort mauvais était. On sort alors de la carte du club alpin autrichien mais on ne peut pas se tromper. On suit cette piste. Plusieurs bergeries et bons spots de camp partout. Le route quitte la plaine : l'eau est alors plus rare. Quelques ruisseaux coule faiblement ce qui m'a permis de camper un peu plus haut, à moins d'une heure du col.
 
Jour 3 :
Continuer à suivre la route jusqu'au col. Vue qui n'a rien d'exceptionnelle. Descendre la route jusqu'à 4200m où elle se sépare en deux, prendre celle de droite.Passer devant plusieurs bergeries avec des chiens peu commodes. L'un deux m'a suivit sur 2km en aboyant et montrant les crocs, très menaçant... jusqu'à ce qu'il trouve enfin ses maîtres qui l'on calmé. Grosse angoisse pour ma part. On arrive ensuite sur une grande plaine humide. Chemin inexistant ou du moins je ne l'ai pas trouvé.Je l'ai retrouvé près de la rivière, j'imagine donc que dès le début il faut suivre la rivière au boût de cette grande plaine humide. Montée tranquille jusqu'à 4200m où l'on retrouve encore une piste. Un peu pénible de marcher tout le temps sur ce terrain même si je n'ai croisé aucun véhicule. La suivre. Montée tranquille mais longue. On passe le col et on continue sur la route, bien que l'on puisse couper par endroit. Le lac Carizal apparaît, plus avance, plus le paysage derrière nous devient fou. Dormir à l'autre bout du lac. Magnifique du sur le lac et les imposants glaciers. C'est l'un des deux bivouac incontournable de ce trek avec celui de la Laguna Glaciar.
 
Jour 4 :
Journée quasiment sans sentier et sans route : c'est à vous de tracer votre itinéraire.
Reprendre la route et descendre un tout petit moment. Au deuxième lac, quitter la route et monter au col. Soit en dévers en prenant la diagonale, soit en restant en bas puis en montant direct sur le col. Superbe vue du col : les roches de couleur, les lacs et les glacier. De loin la plus belle jusqu'à présent à mon goût.
Ensuite, descendre sous le lac à 4812m, prendre en dervers vers les deux lacs de la vallée suivante. Toujours sans chemin. Contourner à flanc de coteau la montagne. Co Cuchillo Siaca. Garder de la hauteur au début puis, soit traverser le marrais boueux à l'extrémité Nord du lac San Francisco, soit prendre plus au Nord pour s'assurer de garder les pieds secs. Suivre la route montant au col à 4867m. J'ai essayé de couper au bout du lac San Francisco : épuisant dans les très hautes herbes piquantes, épuisant et peut-être même plus long. Après le col, quitter la route. A nouveau, pas de chemin. A flanc de coteau sans trop redescendre mais en évitant de monter. Longue succession de crêtes. Belle vue sur la plaine et le lac Titicaca et parfois de l'autre côté, les glaciers apparaissent. J'ai dormi au petit lac Laram près d'une mine (du coup, ne buvez pas l'eau du lac !). Cependant, je pense qu'il est mieux de camper au lac Khota Pata car l'étape du lendemain est très longue (et épuisante mentalement !).
 
Jour 5 :
C'est la journée la plus épuisante du trek. Depuis le lac Laram (si vous avez fait comme moi et que vous n'avez pas suivi mon conseil ;)), descendre à flanc de coteau jusqu'au lac Khota Pata, les derniers mètres sont raides.
De l'autre extrémité du lac, un chemin part. Il faut le suivre. J'ai coupé dans un pré extrêmement raide pour éviter de devoir remonté : impressionnant mais ça passait. J'ai retrouvé le chemin plus bas; j'imagine donc qu'il fallait le suivre et qu'il contournait ces pentes raides. Enfin, je n'en suis pas certain quand même, à vous de voir. Traverser la rivière en bas pour éviter de se mouiller les pieds dans le marécage. Remonter quelques dizaines de mètres pour récupérer une piste carrossable.
Suivre cette piste jusqu'aux baraquements de la mine à 4150m. Ensuite, la route devient de moins en moins bonne jusqu'au à disparaître vers 4400m. Un sentier plat permet de se rapprocher de la crête à gauche où se trouve le col. Le sentier disparaît dès que l'on traverse une moraine au fond de laquelle coule une rivière. Ensuite, à vous de jouer ! Le col est à vue, tracer son chemin dans ce pierrier. Très fatiguant. Progression lente. Descente raide de l'autre côté dans des petits cailloux. Prendre le fond de la vallée, rien ne sert de tenter le dévers comme je l'ai fait, on redescend de toute façon à 4300m. Pas de sentier, toujours aussi fatiguant. Bien regarder la carte pour savoir quand remonter. Plusieurs montées/descentes. Epuisant jusqu'à la Laguna Glaciar... mais ça vaut le coup, c'est superbe. Le plus beau bivouac du trek, juste devant celui de la Laguna Carizal. Glacial la nuit évidemment vu l'altitude. Places aménagées entre les cailloux : bien plat avec de la paille.
 
Jour 6 :
On retrouve vite un chemin pour descendre. Après ce qu'on a eu ces deux derniers jours, il est bien marqué alors qu'il ne serait même pas considéré comme un sentier visible dans les Alpes ! Enfin, on est content de le trouver. On risque juste de le perdre dans les pierriers ou les passages de grandes pierres lisses.... ce serait dommage de le perdre, car il facilite bien la descente. On passe vers des bergeries/tentes avant de remonter une dernière fois jusqu'à un petit col. Ensuite, descendre sur Sorata. On rejoints assez vite, une piste de terre. On peut couper entre les virages. Retour assez long et monotone.
 
Quelques photos : 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





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