Treks et voyages

La vallée du Spiti
... pour les autres trek en Inde (Ladakh et Utterkhand), c'est ici : http://trek.uniterre.com/inde/
 
1) De Manali à Chabru par l'Hampta Pass
2) Kanamo Peak (5964m)
 

1) De Manali à Chabru par l'Hampta Pass
Présentation rapide : 
Un joli trek faisable en 2 à 3 jours pour relier Manali à Chabru. On part dans les forêts de conifères et la verdure de Manali, puis on monte dans les alpages où on rencontre de fort sympathiques bergers, on passe un col avec de magnifiques vues sur les glaciers imposants de la vallée puis on descend dans un paysage totalement différent : très sec, qui annonce l'approche du Ladakh ou du Spiti.
Ce trek est faisable en avril et de mi-septembre à mi-novembre. L'hiver, il fait trop froid et l'été les nuages de la mousson cachent les sommets... le trek perd alors tout de suite de son intérêt.
 
Accès :
De Manali, il faut prendre un bus en direction de Naggar et descendre à Prini (5 roupies/4 kilomètres).
De Chatru, il n'y a qu'un seul bus par jour reliant Manali à Kaza (et un autre dans l'autre sens). En août 2014, ce bus passait aux environs de 10h30 en provenance de Manali.
 
Permis :
Pas de permis nécessaire.
 
Hébergement et ravitaillement :
Il faut être autonome : pas de village après la fin de la piste carrossable vers Jobri (2800m). Il y a un campement juste en-dessous du col à Sia Goru (4000m) où vous pouvez éventuellement être hébergé. Cependant, il ne faut pas trop y compter : les bergers ne sont pas toujours là d'après ce qu'on m'a dit. Mieux vaut donc camper et avoir sa propre nourriture.
On trouve de quoi faire ces provisions sans problèmes à Manali. Des geust-houses et quelques mini-épiceries sont situées à Prini. À Jobri, 2-3 kilomètres avant d'arriver au barrage, il y a des deux trois endroits pour boire un soda et acheter un paquet de biscuit mais rien de plus. À l'arrivée à Chatru, au bord de la route, il y a un camping et un petit restaurant.
 
Difficultés :
- Pas de difficulté technique à proprement dit sauf : 1) La descente du col sur Sia Goru est raide, donc avant la fonte des neiges, elle est fortement déconseillé. Par condition sec, il faut faire attention mais ça passe sans problème 2) La toute fin, après Sia Goru, si on descend en laissant la rivière à sa droite : presque de la grimpe et des passages très exposés. Cela semble tout fois pouvoir s'éviter facilement si on traverse la rivière vers Sia Goru et qu'on prend le chemin laissant le torrent sur notre gauche (voir détail dans "jour 3")
- Se méfier de l'altitude, on monte tout de même à 4300m. 
 
Cartes et orientation : On trouve des cartes 1:200'000 de l'Himachel Predash à Manali... mais elles sont presque shèmatiques et ce ne sont absolument pas des cartes topos. Franchement, ça n'aide pas du tout. Repérer l'itinéraire via Google Earth et utiliser la trace GPS téléchargeable en deux partie sur Wkiloc (=> trace 1 et trace 2 <=). Bien sûr, le chemin n'est pas balisé mais l'itinéraire m'a semblé logique et je ne me suis pas égaré une seule fois.
 
 
 
 
 
Topos :
     
Jour 1 : Prini - Prairies de Chatru. 16km, 6h. 1050m de montée
On prendra la route qui monte vers le haut du village de Prini (on peut couper à travers le village) et on montera par la route carrossable avec ses fameux 40 virages à épingles à cheveux. Le village de Prini est très joli, cela vaut la peine de le traverser. La route mène à un barrage. 100 mètres avant d'arriver au barrage, un panneau indique l'interdiction de l'accès. Ne pas confondre le barrage avec le réservoir intermédiaire un peu plus bas. Malgré le panneau, continuer quelques dizaines de mètres supplémentaire le long de la piste carrossable. Cette première partie peut-être évitée : même s'il n'y a pas de transport publique montant jusqu'à Jobri, on peut toujours prendre taxi. Dans ce cas, le trek peut se faire en deux jours si vous êtes assez acclimaté.
 
Suivez le panneau "trekking route" qui montre un petit chemin qui part sur la droite à travers la forêt. Il se divise souvent mais les chemins convergent par la suite. Gardez en tête l'itinéraire globale : il faut longer la rivière, ne montez donc pas trop haut sur le flanc droit de la montagne. On passe par un petit pont en gagnant un peu d'altitude. Après avoir franchi ce pont, le chemin devient évident. On peut camper dans les prairies de Chikha (ce n'est pas un village !, c'est simplement le nom des praires). Beaucoup d'emplacement possible. On peut, par exemple, camper vers les tentes des bergers près d'une jolie cascade. Il y a beaucoup de bétail en amont, il est donc absolument indispensable de traiter/filtrer l'eau de la rivière avant de la consommer. 
 
 
Jour 2 : Prairies de Chatru - Sous le col l'Hampta Pass .12km, 6h. 1250m de montée
De Chikha, la montée est ensuite pénible, il n'y a pas de chemin car on se faufile dans un pierrier. Après environ 1h30 de marche, une vallée partant sur notre droite apparait. Le col se situe tout au bout, à 4-5h de marche. On traverse la rivière à gué (c'était facile quand j'y suis passé mi-septembre 2014). Ensuite, la vallée s'étire et on monte lentement. Cela peut paraître court en terme de kilomètres, mais la progression est très lente en raison du terrain difficile. Les très belles montagnes entourant le lieu vous motiveront : pics accérés et imposants glaciers. Il y a peu d'emplacement idéal pour camper près du col, mais j'en ai trouvé un vers 4000m. Si vous n'en trouvez pas à votre convenance, prolonger l'étape d'environ 1h30 jusqu'à Sia Goru où les endroits plats près de la rivière ne manque pas.
 
Jour 3 : Sous le col l'Hampta Pass-Chatru. 9km, 3h30. <50m de montée.
On atteind le col, souvent en marchant dans la neige. La descente est ensuite très raide pour atteindre le campement. 45 à 60 minutes de descente sur ce sentier. On descend ensuite le long de la rivière. Là deux possiblités : par la gauche ou par la droite. J'ai choisi de rester du même côté en gardant la rivière sur ma droite. Il y a un chemin mais il est difficile et très exposé en cas de chute. Si la rivière n'est pas trop grosse vers Sia Goru, je pense qu'il est préférable d'emprunter l'autre rive. Je ne l'ai pas fais, donc je ne peux pas vous dire comment cela passe mais cela me semblait plus facile que de mon côté. Méfiez-vous : plus vous descenderez, plus la rivière grossira. À l'endroit où cela devenait critique, il m'était impossible d'envisager une traversée à gué, la rivière étant beaucoup trop grande (alros qu'à Sia Goru, j'aurais pu la traverser facilement). J'ai donc du prendre ce chemin où il fallait se tenir avec les mains aux rochers, à la limite de l'escalade, avec la rivière 20 mètres plus bas... une chute ne pardonne pas ici. Arrivé en bas de la vallée de Sia Goru, on rejoind une grande vallée où passe la rotue menant à Kaza. On l'a descend (tourner donc à gauche) jusqu'à rejoindre la route. On arrive au niveau du pont routier juste avant Chatru. 
 
 
 
 
Quelques photos :  
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 

 
 2) Kanamo Peak (5964m)
Présentation rapide : 
L'ascension d'un sommet de quasi 6000m, faisable en aller-retour de Kibber lors d'une très très longue journée ou en deux jours avec un campement. Des paysages très minéralesm de belles couleurs et un beau village de départ.
 
Accès :
De Kaza, il y a un bus par jour pour Kibber. Ce joli village à 20km de la capitale du Spiti.
 
Permis :
Le sommet faisant moins de 6000m, il n'y a pas besoin de permis d'ascension.
 
Hébergement et ravitaillement :
On trouve de quoi faire des provisions dans les magasins et au marché de Kaza. Nombreuses guest-houses, restaurants et même deux boulangeries. Egalement, deux cybercafé (cher, 60rps/heure) qui ne fonctionnent presque jamais et les rares fois où il y a internet... il ne faut pas être pressé.
À Kibber, il y a de nombreuses guest-house (100 à 150 roupies la nuit) qui servent aussi des repas.
Pas une seule maison après Kibber : soyez totalement autonome, vous ne pouvez compter que sur vous ! ... bon ça devrait aller, c'est court ! 
 
Difficultés :
- La difficutlé principale est bien sûr dûr à la très haute altitude du sommet. Une excellante acclimatation est une condition sine qua non. Renseignez-vous sur le mal aigu des montagnes (MAM).
- Pas ou très peu d'eau en route. Ce qui encourage à faire l'ascension en une très longue journée. Ce n'est pas top pour l'acclimatation et c'est hyper long mais porter 5 litres d'eau jusqu'au camp de base, je ne suis pas sûr que ce soit miuex. Si vous descidez de faire l'ascension en aller-retour depuis Kibber, il faut partir très tôt. Compter au moins 10 heures de marche et plus de 2000m mètres de montée; à ces altitudes, c'est un beau défi physique. Il faut être entrainé en plus d'être acclimaté. 
- Pas de difficulté technique, c'est du trekking (j'estime la cotation randonnée à T4). Le chemin n'est pas toujours visible et il peut rester de la neige en fin d'ascension même en été. Le sommet est lui consituté d'un grand neivé/corniche.

Cartes et orientation : On trouve des cartes 1:200'000 de l'Himachel Predash en cherchant bien à Kaza... mais elles sont presque shèmatique et ce ne sont absolument pas des cartes topos. Franchement, ça n'aide pas du tout. Il est intéressant de partir avec un GPS qui laisse une trace et une boussole. Ainsi, si des nuages arrivaient, vous pourriez retrouver votre chemin. Sans ces instruments, en l'absence de chemin sur la majorité de l'ascension, il y a des risques importants de se perdre. Par beau temps, cela semble évident mais j'imagine que pas mauvais temps, cela devient tout de suite bien plus compliqué.
 
 
 
 
Données GPS à téléchareger : http://www.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=9389354

 
Topos : 
Notre temps de marche : 6h15 de montée et 3h de descente. Nous avons sans doute perdu 30 minutes à la montée en faisant l'erreur de suivre le chemin du col jusqu'au bout avant de traverser par la crète (voir ci-dessous). 2000m de dénivelé positif (!), 2200m pour nous avec notre détour. 
 
De Kibber (~4150/4200m), on monte droit au-dessus du village puis on tire à droite. Un chemin assez bien marqué monte jusqu'à un col en direction de Kaza. On le suit jusqu'à environ 4800m. De là, le sommet est bien visible et l'tinéraire est alors évident. On coupe sous une montagne et on avance à vue.
Le chemin est alors difficile à suivre jusqu'à un creux. Quelques pertes d'altitude dans cette partie de la montée. Pas vraiment de chemin non plus, mais c'est facile. Cela devient raide, on attaque vraiment la montagne à ce moment là. Les 300 derniers mètres (entre 5650 et 5965m) sont raides et les pierres roulent. Très pénible, surtout à cette altitude. C'est presque comme de monter sur une dune de sable ou un sommet volcanique. Ici, le chemin réapparait mais il n'aide pas beaucoup. C'est presque mieux de la quitter et de progresser par la crète de gauche qui est moins raide et où le sol est un peu plus dûr. On atteint un premier caïrn que mon GPS situe à 5960m (+/-3m). Ensuite, on suit l'arrête (facile mais souvent enneigé, moins de 10 minutes) jusqu'au vrai sommet. Il devrait faire 5965m mais mon GPS indiquait 5988m à 3 mètres de précision. Enfin bref, ce n'est pas un 6000... et merde ! :)

Pour la descente, on prend le même itinéraire. Dans ce terrain mou, on descend vite la première pente. Puis, l'oxygène revient... ça fait du bien !
 
 
 
Quelques photos :
 
 
Le village de Kibber 
 
 
Le village de Kibber 
  
 
                      Des sommets vu depuis la montée                                                                Le Kanamo Peak ! 
 
   
Le sommet à 5965m (ou 5988m d'après mon GPS !) 






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